Zimbabwe. Affaire Grace Mugabe : un casse-tête diplomatique pour l’Afrique du Sud

“Embarrassant, honteux et déshonorant”. Voici comment NewsDay qualifie le comportement de Grace Mugabe après que la “First Lady” zimbabwéenne, rebaptisée “Fist [poing] Lady”, a été accusée d’avoir agressé une jeune mannequin dimanche 13 août dans un hôtel de Johannesburg. La raison de cet incident n’est pas clairement établie.

Le ministère sud-africain de la Police a annoncé mercredi 16 août que la femme du président zimbabwéen, Robert Mugabe, avait invoqué l’immunité diplomatique pour ne pas se présenter à la police. Une affaire qui vire au casse-tête diplomatique pour les autorités sud-africaines qui entretiennent de bonnes relations avec leur voisin zimbabwéen.

 

“Est-ce la preuve que le président ne contrôle plus sa famille ? Comment pourrions-nous confier le sort de toute une nation à un homme qui n’est même pas capable de gérer sa propre famille ?”, interroge le quotidien indépendant d’Harare.

Régulièrement critiquée par les Zimbabwéens pour son goût du luxe, la deuxième femme du président, qui s’est remarié en 1996, avait mis en avant son statut il y a quelques semaines pour éviter des sanctions après avoir détruit le matériel de journalistes à Singapour. En 2009, elle avait aussi frappé un journaliste à Hong Kong.

Quand une femme violente prétend au rôle de première dame, vous pouvez être certain que la catastrophe n’est pas loin, et toutes les personnes sensées doivent veiller à l’arrêter.”
Présidente de la Ligue des femmes de la ZANU-PF, le parti au pouvoir, Grace Mugabe est de plus en plus souvent citée comme candidate potentielle à la succession de son mari, âgé de 93 ans. Au pouvoir depuis 1980, ce dernier compte toutefois se représenter à l’élection présidentielle prévue en 2018.

(Dessin de Zapiro, Afrique du Sud)