Trois mois après sa mort, les calculs politiques empêchent l’inhumation du corps d’Etienne Tshisekedi 

Le parti d’opposition historique en République démocratique du Congo (RDC), l’UDPS, a annoncé mercredi le report « à une date ultérieure » du rapatriement du corps de son défunt président, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé le 1er février à Bruxelles, et qui était prévu vendredi.

 

L’Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS) a expliqué, dans un communiqué signé par son secrétaire général, Jean-Marc Kabund-a-Kabund, qu’il s’agit d’une décision prise « en toute responsabilité » et « après concertation avec la famille » du défunt – sans mentionner le nom du fils du défunt, Félix Tshisekedi, actuellement en séjour en Belgique.

 

 

« Pour faire échec au plan machiavélique de la mouvance kabiliste (du nom du président congolais Joseph Kabila) d’engager le pays dans une voie de la violence lors des obsèques de notre héros national, au nom de la paix, et après concertation avec la famille du défunt, l’UDPS a pris, en toute responsabilité, la décision de renvoyer à une date ultérieure le rapatriement de la dépouille de son président », précise le texte.

 

 

La famille de M. Tshisekedi, l’UDPS et le gouvernement congolais ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le lieu d’inhumation de l’opposant. L’UDPS avait décidé de l’inhumer au siège du parti. Ce que refusent les autorités congolaises, qualifiant la décision de « non conforme à la loi sur la sépulture en RDC » – qui exige un enterrement dans un cimetière.

Belga