Total confirme son retour en Iran avec le développement du champ gazier South Pars

Après plus de six ans d’absence en Iran, Total annonce la signature d’un protocole d’accord avec la compagnie nationale de pétrole iranienne pour développer la Phase 11 du champ gazier South Pars. L’opération est estimée à 4,3 milliards d’euros.

Total confirme son retour en Iran avec le développement du champ gazier South Pars Total a annoncé mardi avoir remporté avec le chinois CNPC un accord avec l’Iran pour y développer l’immense gisement gazier de South Pars, dont la première phase représentera un investissement de quelque deux milliards de dollars.

Total n’avait pas posé le pied en Iran depuis le durcissement de l’embargo international en 2012. Après un timide premier pas franchi en janvier 2016 en signant un contrat d’achat de pétrole brut avec le pays, la major pétrolière française accélère la cadence. La compagnie vient de signer un protocole d’accord avec NIOC (National Iranian Oil Company) opérateur national Iranien afin de développer la phase 11 de South Pars, plus grand gisement de gaz naturel au monde.

 

Total actionnaire majoritaire à 50,1% sera à la tête d’un un consortium composé de Petropars filiale de la NIOC er de CNPC (China Petroleum Corporation). Son objectif est de finaliser dans les prochains mois les modalités techniques et économiques du contrat final tel qu’approuvé par le parlement Iranien pour 20 ans.

 

« Après avoir développé avec succès les phases 2 et 3 de South Pars dans les années 2000, Total revient en Iran pour développer une nouvelle phase de ce champ gazier géant »,  a commenté Patrick Pouyanné, PDG de Total.

 

South Pars est le plus champs gazier planétaire. Situé à cheval entre l’Iran et le Qatar. Il s’étend sur 9 700 km2 dont 3 700km2 pour la portion Iranienne. Sa capacité totale représente 8% des réserves mondiales. La production de South Pars 11 (SP 11) est estimée à 509 millions de mètres cube par jour, soit un équivalent de 370 000 barils équivalent pétrole quotidiens.

 

Le protocole d’accord d’un montant total de 4,3 milliards d’euros selon le communiqué du ministère iranien du pétrole se découpe en deux phases de réalisation. La première d’un montant de 1,8 milliards d’euro couvre le la construction de deux plates-formes, 30 puits et deux lignes de connexions  à des installations de traitement existantes.

« Reste encore à connaître les paramètres économiques et donc la marge qui sera dégagée de ces contrats. C’est cet élément qui décidera in fine si Total ira ou pas en Iran pour opérer dans l’amont », tels étaient les mots de d’Arnaud de Breuillac directeur général de l’exploitation-production du pétrolier à la veille de l’annonce des résultats en février 2016. Il semblerait que le protocole d’accord a définitivement placé Total sur la ligne de départ.

CÉDRIC SOARES    –  Usine Nouvelle  –