En Tanzanie, un port sec pour servir l’ensemble des pays enclavés d’Afrique de l’Est

Un port sec pour servir l’ensemble des pays enclavés de la sous-région de l’Afrique de l’Est. C’est le projet que veut lancer la Tanzanie dans la région occidentale de Kigoma.
La Tanzanie continue d’investir dans ses infrastructures. Quelques semaines à peine de l’annonce du projet d’expansion du port de Dar Es Salam, l’Autorité des ports de Tanzanie (TPA) a annoncé un autre grand projet. Il s’agit de la construction d’un port sec dans la région occidentale de Kigoma, qui devrait, selon les responsables, desservir l’ensemble de la sous-région de l’Afrique de l’Est et celle des Grands Lacs, englobant notamment des pays enclavés comme l’Ouganda, le Burundi, le Rwanda, la République démocratique du Congo ou encore la Zambie.

Cité par l’agence Xinhua, Morris Nchindiuza, directeur par intérim de la TPA dans la région de Kigoma, a déclaré que «le projet sera parmi les plus importants investissements réalisés par l’autorité». Le responsable s’est toutefois abstenu de révéler le coût du projet ou même les sources de son financement. Par contre, Nchindiuza a dévoilé que la TPA a déjà débloqué 5,5 millions de dollars pour indemniser 1 228 personnes installées jusque là dans la zone du projet. Ce qui laisse entendre qu’au moins une partie du financement du projet est déjà sécurisée.

Un complément au port de Dar Es Salam
Le port sec de Kigomi fait partie d’une série de projets d’infrastructures lancés par le la Tanzanie. Au début de ce mois, le président d’Etat, John Magufuli, a donné son feu vert aux travaux de réhabilitation du port de Dar es-Salaam, la plus grande infrastructure portuaire du pays. Soutenu par un financement de la Banque mondiale à hauteur de de 305 millions de dollars, puis encore à 345 millions, le projet sera réalisé par China Harbor Engineering Construction Company (CHEC), une filiale de la société chinoise China Construction Construction Company Ltd. Les travaux de réhabilitation et de rénovation devraient être achevés dans 36 mois.

Le besoin de renforcer le port de Dar Es Salam est pressant. Durant les cinq dernières années, les volumes traités par la principale porte d’entrée des importations d’une bonne partie des pays de la sous-région n’ont pas cessé de s’améliorer, passant de 13,8 millions de tonnes en 2016, contre 13,1 millions de tonnes en 2013 et 10,4 millions de tonnes en 2011. Au terme des travaux de rénovation, la capacité de traitement du port devrait atteindre plus de 28 millions de tonnes d’ici à 2020, avec une réduction des délais d’attente qui devraient passer de 80 heures à 30 heures seulement.

 

La Tribune Afrique

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