Pourquoi le système FCFA plombe le développement des pays africains. Economistes et hommes politiques clarifient les choses.

Carlos Lopez, Abdoulaye Wade, Ndongo Samba Sylla, Martial Ze Belinga, Mamadou Koulibaly, Thiemoko Meyliet Koné, Lucas Abaga Nchama, Kako Nubukpo, Yacouba Fassassi, Mahamane Ousmane, Idriss Deby, Laurent Gbagbo, Teodore Obiang Nguema, Yves Ekoué Amaïzo, Ndiawar Soumaré, Noël Magloire Ndoba, Oumar DIAGNE, Nicolas Agbohou, Aliko Dangote Aminata Traoré, Tony Elumelu. Nous avons choisi ce panel d’experts africains pour démonter le système du franc CFA et voir son impact sur nos économies.

La BCEAO et la BEAC imposent un système d’encadrement du crédit malgré ce que disent les textes depuis 1989. Leurs décisions ne sont pas autonomes vu que la France dispose d’un droit de véto à leur conseil d’administration et une voix délibérative au sein du comité de politique monétaire. Droit dont ne dispose même pas le président de la commission de l’UEMOA.  Ensuite l’objectif, affiché et acharné, de maintenir l’inflation à 2 ou 3%, asphyxie l’économie africaine.

Aussi, par les bas plafonds de crédits (autour de 20%) qu’elles imposent aux banques dans la zone franc CFA, elles privent les entreprises de cette zone des moyens de financer leur développement. Ensuite par la mainmise sur les réserves des Etats membres, ces deux banques centrales dévient les ressources financières censées financer les économies africaines vers le Trésor Public français. Ainsi les Etats membres ne disposent pas de leurs ressources pour financer leurs infrastructures.

Telles sont les critiques adressées depuis des années au système franc CFA. Et la pression des acteurs africains se fait de plus en plus pressante pour le contrôle effectif du franc CFA par les Etats qui l’utilisent. Mais ce sont les gouvernements qui refusent de jouer leur rôle de leadership.

En début octobre 2016, le secrétaire exécutif de la Commission économique des nations unies pour l’Afrique, Carlos Lopez, dénonçait le caractère désuet du système Franc CFA. En effet la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest) et la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique centrale) donnent la priorité à la lutte contre l’inflation et non pas au développement. Elles pratiquent une politique monétaire restrictive qui pénalise les entreprises qui ont besoin de liquidité.

Début novembre, un groupe d’économistes africains publient l’ouvrage « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire : A qui profite le franc CFA?», y démontent les mécanismes du système franc CFA, et démontrent qu’il a été mis en place pour servir les intérêts de la France. Ce système qui existe depuis plus de 70 ans ne profite guère aux économies des pays francophones d’Afrique, et surtout, il empêche les 14 pays membres de se développer. En effet, comme le dit l’économiste togolais Kako Nubukpo, « notre monnaie, le Franc CFA, n’est pas au service de la croissance et du développement ».

Et selon le sénégalais Ndongo Samba Sylla, « le franc CFA est l’une des meilleures expressions du manque d’indépendance économique des pays qui l’utilisent … Les représentants de la France au niveau des deux banques centrales ont une voix prépondérante dans le processus de prise de décision ».

Pour l’économiste camerounais Martial Ze Belinga qualifie la zone franc CFA est un espace de prédation qui ne profite qu’à certaines banques privées. Dans cet espace de plus de 150 millions d’habitants, les États ne peuvent choisir leurs politiques monétaires sans l’accord de la France. « Le Franc CFA oblige les sociétés africaines et les économies à accumuler des réserves pour défendre une monnaie et ces réserves ne sont pas utilisées pour leur diversification ». «C’est un système qui a été créé pour permettre à la France coloniale d’avoir accès aux matières premières ».

Il faut dire que depuis de nombreuses années, économistes et hommes politiques de tous bords dénoncent ce système du Franc CFA imposé par la France à ces colonies pour piller leurs ressources et s’accaparer de leurs devises.

L’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire Mamadou Koulibaly nous rappelle que ce système caduc date de 1945. Il a été mis en place sous le schéma du Mark Allemand qui avait été implanté en France pendant la période d’occupation qui permettait à l’Allemagne à l’époque d’exploiter les productions françaises pour financer la reconstruction et la guerre allemande. A la fin de la guerre, Charles De gaulle a répliqué le système dans les colonies françaises d’Afrique francophone.

Franc CFA, « monnaie de servitude » et « Servitude volontaire » cfa_map_fr

En réponse à ces dénonciations de la nocivité du système franc CFA sur les économies des pays africains francophones, les gouverneurs des deux banques centrales (BCEAO et BEAC) sont sortis tour à tour dans la presse pour vanter les mérites de ce système.

Thiemoko Meyliet Koné, le gouverneur de BCEAO, a réfuté le terme «servitude volontaire» utilisé par les économistes africains. Et poursuit « j’entends dire que rien n’a changé depuis 1962 alors qu’il y a eu, dans l’UEMOA, plusieurs réformes importantes entre 1975 et 2008 : les mécanismes et les instruments de la politique monétaire ainsi que la gestion du franc CFA ont évolué pour s’adapter aux besoins des Etats… Ceux qui s’intéressent réellement au sujet savent que, dans l’UEMOA, c’est évidemment la BCEAO et le Comité monétaire qui décident des actions appropriées en fonction du contexte … Les réserves déposées par les Etats auprès du Trésor français sont la contrepartie d’une garantie assurée par la France : celle de la convertibilité illimitée du CFA … Il n’y a là, aucun rapport de soumission».

Selon Kako Nubukpo (ancien chef de service au sein de la BCEAO, de même qu’à la commission de l’UEMOA, ancien ministre auprès de la Présidence de la République Togolaise), depuis le 1er avril 2010 la BCEAO conçoit et exécute elle-même sa politique monétaire de l’union. Mais alors pourquoi les deux gouverneurs BEAC et BCEAO laissent plus de 13 000 milliards de FCFA dormir dans les caisses du trésor public, alors que les textes ne leur impose que 20% de cette somme ? C’est pourquoi il parle de « servitude volontaire ». La BCEAO dépose 90% de réserves déposées par les Etats auprès du Trésor français, tandis que la BEAC est à 97%.

 

Lire aussi:   FCFA : « La vraie question est celle de la libération des banques centrales africaines de la tutelle française »

 

Servitude volontaire ou forcée ? Il est clair qu’il y a un grave problème. C’est un non-sens économique et monétaire. Et c’est aux deux gouverneurs de nous donner les raisons d’un tel excès de zèle vis-à-vis du Trésor public français.  Ecoutons l’ancien Président sénégalais Abdoulaye Wade, parler de ces réserves : « l’argent du peuple africain bloqué au Trésor public français doit être rapatrié en Afrique afin de profiter aux économies des Etats de la BCEAO. L’on ne peut pas avoir des milliards de milliards placés dans les marchés boursiers étrangers et dire qu’on est pauvre, et aller ensuite quémander de l’argent ».

Pour le gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama qui s’exprimait sur RFI, leur « mission n’est pas de financer directement le développement. Nous appuyons les institutions de la sous-région, comme la COBAC (Commission bancaire d’Afrique centrale) ou le GABAC qui milite contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Et récemment, grâce à nos bénéfices, nous avons donné un concours de 400 milliards à la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale qu’on appelle BDEAC ». Il confirme ensuite le « un niveau confortable des réserves » et vante la priorité donnée à la lutte contre l’inflation.

 

Voyons un peu ce que disent d’autres acteurs du système franc CFA :

L’économiste béninois Yacouba Fassassi  – ancien économiste principal du FMI Washington DC et auteur du livre « Le Franc CFA, la monnaie des pays Pas Moyen d’Avancer (PMA) ? » –  fait le constat suivant : les pays africains du système FCFA sont individuellement et globalement moins développés que tous les autres pays africains en particulier les pays anglophones. Sa conviction est que ces pays du système FCFA vont poursuivre inexorablement leur régression économique et sociale. Avec une accentuation de la pauvreté et de la misère. A cette étape, selon lui, il n’y aura plus d’Etat plus de démocratie, mais plutôt l’anarchie et le sauve qui peut général. Ceci si nos pays ne rompent pas intelligemment avec le système du Franc CFA et ne se mettent résolument sur une voie d’une intégration régionale et monétaire librement pensée. Il ajoute que la zone Franc CFA est devenue une zone de transferts systématiques au Trésor public français de nos devises (euro, dollars, yen…) chèrement gagnés des exportations de nos pays.

 

Mahamane Ousmane, l’ancien président du Niger nous pose la question suivante : « Pensez-vous avoir le sommeil tranquille dans les années à venir si vous n’engagez pas la rupture avec le système Franc CFA ?

L’ancien Président du Sénégal Abdoulaye Wade, disait en 2007, que «la Zone Franc CFA est une Zone d’exportations des profits. C’est une zone dans laquelle ceux qui gagnent de l’argent le matin l’exportent le soir ».

De même, le président du Tchad Idriss Deby, a déclaré à Abéché lors de la fête de l’indépendance du Tchad, qu’il « faut que le Franc CFA soit réellement, dans les faits, notre monnaie, pour que nous puissions le moment venu, faire de cette monnaie une monnaie convertible et une monnaie qui permet aux pays africains francophones qui l’utilisent de se développer. Dans la coopération monétaire avec la France Il y a des clauses dépassées. Ces clauses tuent l’économie africaine. Ces clauses ne permettront pas à l’Afrique avec cette monnaie-là, de se développer. Le moment est venu de couper un cordon qui empêche à l’Afrique de décoller. Pourquoi l’ensemble de nos échanges en exportations et en importations passent par la banque centrale de la France » ?

Laurent Gbagbo, ex président de la Côte d’Ivoire, déclarait quant à lui que « tant que nous ne prendrons pas en main notre indépendance et notre capacité à agir nous-mêmes, nous ne nous en sortirons pas ».

 

Continuons avec les propos de l’actuel président de la Guinée Equatoriale Teodore Obiang Nguema, qui dans une interview à Alain Foka de la RFI, a raconté sa discussion avec Jacques Chirac après que la Guinée Equatoriale ait mis ses moyens financiers dans une banque américaine. Il a été accusé d’avoir violé la règle de la CEMAC. Il a été obligé de ramener l’argent, mais il a demandé la transparence dans la gestion de ces fonds. Il précise « qu’il n y a pas de transparence dans la gestion des institutions de la CEMAC. Les revenus des fonds de la Guinée Equatoriale ne correspondent pas aux intérêts au sein de la BEAC. La France est membre de la CEMAC. Elle y tire aussi des bénéfices.».

 

Yves Ekoué Amaïzo, directeur du Think Thank Afrocentricity, interrogé dans le avoue, quant à lui, que « le franc CFA favorise surtout ceux qui viennent avec de l’euro pour travailler dans la zone ».

 

Pour l’économiste sénégalais Ndiawar Soumaré, le système FCFA a été mis en place pour que la France continue de piller les économies de ses anciennes colonies. Ainsi nos autorités ne contrôlent pas tous les leviers financiers et monétaires pour pouvoir exécuter des politiques économiques qui peuvent sortir nos pays de la pauvreté. Et sans contrôle de la politique monétaire, il est impossible de réaliser de grands booms économiques, à l’instar de ce qui s’est fait dans les pays d’Asie Pacifique, que nos gouvernements citent souvent en exemple. Nos économies sont condamnées au sous- développement tant que nous ne déciderons pas de contrôler le Franc CFA. Ce système n’a pas été mis en place pour servir au développement de nos économies. Pourquoi lorsque je quitte le Sénégal avec des francs CFA de la BCEAO, je ne peux rien acheter au Cameroun, au Gabon ou au Tchad qui font pourtant partie de la zone Franc CFA ? Je suis obligé d’échanger mes francs CFA de la BCEAO en euros ou en dollars et ensuite les reconvertir en Francs CFA de la BEAC. C’est une aberration ! Nos autorités monétaires tiennent un discours libéral, mais dans les faits, elles sont bien sous contrôle.

Selon Noël Magloire Ndoba, économiste congolais, « le développement ne relève pas uniquement de la monnaie ». Mais « le fait de ne pas disposer des réserves de change à leur guise est handicapant pour les pays de la zone CFA ».

 

Pour l’homme politique sénégalais Oumar DIAGNE, SG du Rassemblement pour la Vérité (RV), la BCEAO œuvre contre le développement en ne luttant que contre l’inflation (une inflation d’origine exogène) sans objectif de croissance. L’inflation optimale qui favoriserait l’envol de notre économie a été calculée et tourne, selon tous les experts, autour de 8%. Alors pourquoi ou pour qui l’objectif de 3% ? L’incohérence de la BCEAO est sans commune mesure, étant plus au service des banques étrangères que des Etats.

Pour le congolais, le professeur Nicolas Agbohou, le franc CFA est une « monnaie de servitude » tout simplement.

Sur Africa24, l’homme le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote déclare que : « La différence qu’il y a entre les pays francophones et le Nigeria est que nous avons pris notre destinée en main, nous contrôlons l’économie de notre pays. Je m’excuse auprès des personnes à qui cela pourrait déplaire, mais nous contrôlons notre économie. Ce qui n’est pas le cas de la plupart des pays francophones où les nationaux n’ont aucune emprise sur leur économie. Ces économies sont contrôlées par des étrangers qui parfois même dictent leurs termes et les conditions aux gouvernements et d’autres ».

D’autres économistes soulignent également le fait que les monnaies émises respectivement par l’une et l’autre banque centrale n’ont cours que dans leur zone d’émission. Un billet émis par la BCEAO ne peut être dépensé dans un pays de la zone BEAC, et vice versa.

Aminata Traoré élargit le débat car pour elle, l’offensive néolibérale consiste à construire un nouveau discours sur l’Afrique. Un discours mensonger mais qui marche, qui consiste à nous dire que jusqu’en 2007 l’Afrique ça ne marchait pas, mais depuis 2007 il y a un taux de croissance de 5%. Et en dépit des difficultés dans les pays riches, le taux de croissance de l’Afrique est à 5.5% et bientôt l’Afrique sera émergente. Voici la nouvelle fable qu’on raconte aux dirigeants africains.

Lisons Ndongo Samba Sylla à ce propos : «historiquement parlant, faire partie de la zone franc CFA, c’est avoir sur le long terme des taux de croissances économiques très faibles, et être confronté à des transferts de capitaux à grande échelle mais aussi à des transferts massifs de capitaux.

 

 

En conclusion, la BCEAO et la BEAC imposent un système d’encadrement du crédit malgré ce que disent les textes depuis 1989. Leurs décisions ne sont pas autonomes vu que la France dispose d’un droit de véto à leur conseil d’administration et une voix délibérative au sein du comité de politique monétaire. Droit dont ne dispose même pas le président de la commission de l’UEMOA.

Ensuite l’objectif, affiché et acharné, de maintenir l’inflation à 2 ou 3%, asphyxie l’économie africaine. Leurs politiques ne sont en outre effectivement pas au service des économies africaines mais bien de celle de la France.

Aussi, par les bas plafonds de crédits (autour de 20%) qu’elles imposent aux banques dans la zone franc CFA, elles privent les entreprises de cette zone des moyens de financer leur développement. Ce taux dépasse les 100% dans tous les pays avancés.

Par la main mise sur les réserves des Etats membres, ces deux banques centrales dévient les ressources financières, censées financer les économies africaines, vers le Trésor Public français. Ainsi les Etats membres de ces deux banques centrales ne disposent pas de leurs ressources pour financer leurs infrastructures, passant leur temps à quémander des prêts auprès d’Etats et d’organismes qui leur imposent des politiques nuisibles aux intérêts des populations africaines. Et ce pied-de-nez du président français François Hollandeen direction des autorités institutionnelles d’Afrique francophone devrait faire réfléchir. En effet, en visite à Dakar le 12 octobre 2012, il demanda à la BCEAO et à la BEAC d’avoir une utilisation plus active des réserves de change pour financer la croissance et l’emploi. Tout un symbole !

Convenons avec le milliardaire nigérian Tony Elumelu que les principaux obstacles au développement en Afrique sont le manque d’infrastructures, l’accès à l’électricité, les facilités de transport… Et que ce n’est pas l’Etat, mais le secteur privé qui va créer des emplois. « Le secteur privé détient les clés pour débloquer le potentiel économique et humain de l’Afrique ».

Mais convenons aussi avec le directeur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama que « les politiques à qui incombe la responsabilité de définir le système de change pour les monnaies peuvent toujours, s’ils le souhaitent, évoluer ». Voilà posé le problème du leadership politique.

Donc effectivement vouloir « émerger avec le CFA demeure illusoire », les pays africains francophones doivent d’abord « émerger du CFA ».

 

Enfin, l’Iniquité du système franc CFA et son fonctionnement « anti-démocratique » pose la problématique de la stabilité à terme de nos Etats. Joignons nous à Ndongo Samba Sylla, pour souligner que « de manière générale, on se rend compte que les pays de la zone franc qui sont en Afrique centrale sont des pays qui ne sont généralement pas très démocratiques. Et donc, à ce titre, l’appartenance à la zone franc, pose la question de la souveraineté démocratique ».

En fait, au cours des 50 dernières années près des deux tiers des coups d’états en Afrique ont été effectués dans d’anciennes colonies françaises.

Quelques illustrations :

Le premier président élu démocratiquement du Togo, Sylvanus Olympio, décida en 1963 de sortir du système monétaire franc CFA, et créa sa propre monnaie nationale. Le 13 Janvier 1963, soit trois jours après qu’il ait commencé à imprimer les nouveaux billets, Olympio fut exécuté par Etienne Gnassingbé un ex Légionnaire français.

Au Mali, le 30 Juin 1962, Modibo Keita, le premier président de la République du Mali, décida également de se retirer du système monétaire du FCFA mis en place par De gaulle. Le 19 Novembre 1968 il sera victime d’un coup d’état mené par un autre ex légionnaire français, le lieutenant Moussa Traoré.(3)

Les coups d’Etats et les assassinats commandités par la France pour ne pas perdre la mainmise sur les économies africaines sont nombreuses. David Dacko a été renversé, en 1966 par d’anciens membres de la légion étrangère. Ce qui a changé, c’est que désormais la France utilise des groupes rebelles, les Nations Unies et l’OTAN, pour maintenir son emprise sur ces Etats africains. C’est le cas en Côte d’Ivoire pour se débarrasser du trop indépendant Laurent Gbagbo, en Centrafrique pour écarter François Bozizé. Et grâce à au Conseil de Sécurité de l’ONU et à la puissance militaire de l’OTAN, elle a balayé le pouvoir du guide libyen Mouammar Kadhafi.

 

 

Compilé par Cheikh Baye   – AFRIACT.NET –

 

 

* (magazine bimestriel « Afrique Méditerranée Business » de novembre – décembre 2016 et janvier 2017).

(2) économiste principal du FMI Washington DC à la retraite. Conseiller principal du FMI auprès des deux premiers présidents béninois de l’ère du Renouveau démocratique pendant 15ans. Consultant international et chef d’entreprise. Ses fonctions ont été exercées en France, au Benin, aux Etats-Unis, en Ouganda, au Sénégal au siège de la BCEAO, au Maroc, au Nigeria, au Ghana…

(3) http://arretsurinfo.ch/video-la-france-ne-peut-tenir-son-statut-que-par-lexploitation-de-ses-anciennes-colonies-africaines/

Afriact.net@gmail.com

AFRIACT.NET –

9 pensées sur “Pourquoi le système FCFA plombe le développement des pays africains. Economistes et hommes politiques clarifient les choses.

Commentaires fermés.