Smart Tourism Africa : comment « durabiliser » l’industrie touristique ?

 

La Smart Tourism Africa a démarré en marge de la COP 22. Porté par La Tribune et la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT), cet événement est l’occasion pour les professionnels du tourisme de débattre des mutations en cours dans leur business. Cette industrie qui fait face depuis quelques années à un changement des habitudes de consommation et à l’apparition de nouveaux acteurs issus du digital, doit aujourd’hui réfléchir aux moyens qui lui sont offerts pour ne pas rater le coche du développement durable. Focus

Tout le défi pour les participants à la COP 22 réside dans l’identification de mesures d’adaptation qui soient duplicables à l’ensemble des secteurs d’activités. Un impératif qui pousse les opérateurs et régulateurs de différentes industries d’organiser leurs side-events pour étudier les mesures de développement durables adaptables à leur secteur d’activité. C’est le cas de Smart Tourism Africa. Un événement porté par La Tribune et la Société marocaine d’Ingénierie touristique (SMIT).

 

 

Plus que nombre d’autres industries, le tourisme reste un consommateur non négligeable de ressources naturelles, notamment le foncier, l’eau, l’électricité, l’alimentation ou encore les hydrocarbures. Avec un marché estimé à 1,2 milliard de consommateurs (en 2015) et qui est appelé à doubler dans les 15 ans à venir, l’industrie se doit de remodeler son business model aux impératifs du développement durable.

 

Le salut environnemental par le digital

Ce secteur représente à la fois un atout en termes de préservation du patrimoine culturel mondial, et un catalyseur pour les écosystèmes qui gravitent autour des investissements qu’il attire. L’industrie du tourisme connaît déjà une mutation profonde de ses modes de consommation. Un changement de paradigme poussé par l’avènement du digital qui tend à supprimer les intermédiaires traditionnels comme les agences de voyages et permet également l’apparition de nouveaux business comme Airbnb. Il n’empêche que cette intrusion des plateformes virtuelles dans le business-model des opérateurs peut contribuer à terme à optimiser les flux, ou encore de rendre les destinations moins consommatrices en énergies.

 

 

Naturellement, les organisateurs de l’événement ont choisi de donner la part belle à l’Afrique. Un continent dont le potentiel n’est plus à démontrer, notamment pour l’industrie touristique où l’investissement nécessaire est considérable. Une croissance qui doit tenir compte du développement inclusif envers les populations locales tout en préservant les sites naturels. D’ailleurs, le développement technologique combiné aux évolutions des habitudes de consommation, facilitent l’apparition de nouvelles destinations touristiques. En effet, le taux de croissance du tourisme est plus élevé dans les pays en développement grâce aux opportunités offertes notamment par le tourisme rural.

Par Amine Ater  – La Tribune Afrique –