Sénégal : tolérance zéro contre le trafic de bois

Le gouvernement sénégalais part en guerre contre le trafic illicite de bois. Ce trafic qui rapporte des milliards à leurs auteurs cause d’énormes problèmes environnementaux au pays. Le président sénégalais, Macky Sall prône une tolérance zéro contre les trafiquants. Au-delà de cette sévérité affichée, il compte stopper l’hémorragie économique causée par ce trafic.

Les ressources forestières du Sénégal subissent une véritable razzia par des mafias et des bandes criminelles bien organisées. Les traits de ce constat sont à peine grossis. Le président sénégalais le sait bien et il a décidé de mettre un terme à ce qu’il qualifie de véritable « catastrophe à la fois écologique et économique ». Et cela commence par « une tolérance zéro contre le trafic illicite de bois sur l’ensemble du territoire national », prévient Macky Sall lors l’édition 2016 de la Journée des Forces armées, célébrée sur le thème « la contribution des forces armées sénégalaises dans la protection de l’environnement ».

 

 

C’est vrai, comme le souligne le chef de l’Etat sénégalais, que le mal est profond sur la nature entre dévastation de l’environnement marin, pollution, mais surtout déforestation. « On assiste aujourd’hui à un véritable désastre sur nos forêts. Surtout dans la partie centre, est et sud du pays », s’alarme l’homme du Palais de la République à Dakar.

 

Conformément à sa politique de lutte contre la déforestation et de la préservation de l’environnement, le gouvernement sénégalais a révisé sa politique de défense. Celle-ci a permis d’impliquer les forces armées dans la lutte contre les agressions sur l’environnement notamment le trafic de bois. L’initiative a permis d’enregistrer déjà des résultats remarquables, à en croire Macky Sall.

 

Désastre économique et environnemental

« Des milliers de tonnes de bois, une vingtaine de camions et de matériel de coupe-tronçonneuses entre autres, une trentaine de pirogues et plus de mille charrettes utilisés pour ce trafic ont été saisis », par les gardes forestiers. Il a également noté une nette diminution du trafic du bois en Casamance, région située au sud du pays, à la frontière avec la Guinée-Bissau.

 

 

C’est justement dans cette partie méridionale du Sénégal que des mafias organisées mènent une véritable saignée de la forêt sénégalaise avec une coupe massive de bois. Des quantités disproportionnées de bois sont coupées pour ensuite transiter vers la Gambie en vue de leur exportation, notamment vers la Chine. Selon Aly Haïdar, militant écologiste et ancien ministre sénégalais de l’environnement, le manque à gagner concerne autant l’économique que l’environnement.

 

L’homme a fait filmer par drone, le recul de la forêt sénégalaise sous l’effet de la coupe abusive et illégale de bois. Résultat : un sinistre désastre « éco-environnemental ». Depuis 2010, le Sénégal a perdu plus d’un million d’arbres. Une énorme perte pour le pays. L’urgence d’agir se fait plus pressante que jamais !

La Tribune

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