Le partenariat économique sino-africain contribue au développement en Afrique (McKinsey Africa)

Le partenariat économique sino-africain renforce les économies en Afrique et permet au continent de diversifier ses sources d’investissements, révèle mercredi un nouveau rapport publié par McKinsey, l’un des plus grands cabinets de conseil mondiaux.

L’enquête réalisée par McKinsey Africa constate que la Chine est restée l’un des cinq principaux partenaires de l’Afrique en matière de commerce, d’investissement, d’infrastructure, de financement et d’aide, et aucun autre pays ne correspond à ce niveau d’engagement.

Kartik Jayaram, associé principal et co-auteur du rapport, a déclaré que l’engagement chinois avec l’Afrique devrait être accéléré.

L’étude, intitulée « Comprendre le rythme de l’activité chinoise en Afrique », qui a été menée dans huit pays qui représentent environ les deux tiers du PIB de l’Afrique subsaharienne, constate qu’il y a déjà plus de 10.000 entreprises chinoises opérant en Afrique, soit quatre fois plus que l’estimation précédente.

Le rapport vise à fournir une image basée sur la réalité de la relation économique Afrique-Chine.

Son fondement est une base de données à grande échelle sur les relations économiques entre l’Afrique et la Chine, y compris des entretiens sur place avec plus de 100 dirigeants africains d’entreprises et de gouvernements, ainsi que les propriétaires ou les gestionnaires de plus de 1.000 entreprises et usines chinoises dans huit pays africains qui représentent ensemble environ les deux tiers du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique subsaharienne.

Selon l’étude, environ 90% de ces entreprises sont privées, de toutes tailles et opérant dans divers secteurs, avec environ un tiers dans la fabrication.

« Ces entreprises apportent des investissements en capital, savoir-faire de gestion et énergie entrepreneuriale au continent et, ce faisant, contribuent à accélérer le progrès des économies africaines », note le rapport.

La relation entre la Chine et l’Afrique s’est accélérée au cours de la dernière décennie, les échanges augmentant à environ 20% par an. L’investissement direct étranger (IDE) chinois a augmenté encore plus rapidement – à un taux de croissance annuel de 40%, selon l’étude.

L’étude indique que la Chine est aussi une source d’aide grandissante et rapide et la principale source de financement d’infrastructure, soutenant plusieurs projets de développements d’infrastructure les plus ambitieux en Afrique au cours des dernières années.

Présent en Afrique depuis plus de 20 ans, McKinsey y a ouvert des bureaux en Éthiopie, au Kenya, au Maroc, au Nigéria, en Afrique du Sud et en Angola.

 

(Xinhua)