Nairobi veut augmenter de 20% sa production de feuilles de thé noir d’ici 2020

Le Kenya compte atteindre les 500.000 tonnes métriques de production de thé noir d’ici 2020. Un objectif qui vise à renforcer le poids d’une culture qui a rapporté à Nairobi près de 1,16 milliard de dollars à l’export en 2016. Ce qui fait du thé la deuxième source de revenu en devises du Kenya, qui se place à la 3ème place de la production mondiale après l’Inde et la Chine.

Nairobi table sur une augmentation de près de 20% de sa production de feuilles de thé noir d’ici la fin de la décennie. Le Kenya est rappelons-le, le plus grand exportateur mondial de thé noir avec une production qui devrait atteindre les 500.000 tonnes métriques en 2020, contre 412.000 tonnes attendus pour 2017.

Objectif 500.000 tonnes

La production kenyane a par ailleurs connu une période de sécheresse qui a endommagé les récoltes de la plupart des régions en croissance. Selon la Direction du thé (régulateur du secteur), les principales zones de production kényanes ont enregistré une baisse des précipitations saisonnières moyennes de 75%, entre mars et mai dernier.

Un contretemps qui a obligé le régulateur à faciliter le remplacement des buissons endommagés par des clones à rendement élevé. Une initiative qui vise à maintenir un rythme de culture permettant d’atteindre les 500.000 tonnes métriques escomptés en 2020. Le thé est un secteur stratégique au Kenya vu qu’il représente la deuxième source de revenus en devise après le transfert de fonds des kényans vivant à l’étranger.

Rentrées en devises

Ce pays d’Afrique de l’Est est rappelons-le, le troisième producteur mondial de thé après l’Inde et la Chine. Le Kenya accueille également la plus importante vente aux enchères de cette culture. Une vente qui se déroule dans la ville portuaire de Mombasa. Contrairement à l’Inde et à la Chine, Nairobi ne consomme pas la majeure partie de sa production qui a connu un passage à vide à partir de 2016 suite à la plus importante sécheresse qui ait frappé le pays en 30 ans.

Cette même année, la production de thé avait enregistré un record atteignant les 473.000 tonnes. Une conjoncture favorable qui a permis à Nairobi d’engranger 1,16 milliard de dollars en recettes d’exportation. Une manne qui a fait prendre conscience aux autorités kényane l’importance de mettre en place des incitatifs, pour permettre aux entreprises kényanes (notamment les petites) d’investir dans la transformation et l’emballage ou encore de participer à des foires commerciales internationales.

Promotion agressive

Actuellement ce sont 10 entreprises qui ont été sélectionnés pour ce programme de soutien, dont 3 sont opérationnelles. En 2016, les PME locales ont exporté quelques 50.000 tonnes de thé, soit 10% du total des expéditions. Le gros des exportations kényanes en la matière ont été traitées par des multinationales telles que Unilever via les enchères de Mombasa. Le groupe qui détient la marque Lipton compte également parmi les plus grands producteur du pays.

L’engouement pour le thé kényan à l’international a poussé le Conseil de la promotion des exportations du pays à encourager « la promotion agressive » du thé, de l’agro-transformation, des fleurs, du cuir ou encore du textile, de manière à stimuler les exportations. D’ailleurs Nairobi doit augmenter ses exportations de 14% par an, pour réduire de 50% son déficit commercial à l’horizon 2030.

Amine Ater  – LTA –