L’Internet et le satellite : le secret que l’on vous cache

Comme beaucoup le savent si bien, l’invention de l’internet au début des années 1970 et l’émergence de satellite commercial ont contribué remarquablement à accélérer l’épanouissement des nombreux peuples du monde. Malgré les défis liés à ces technologies de communication, leurs multiples avantages constituent leurs forces. Tous les aspects de la vie sociale en bénéficient.

Très vite l’accès et l’utilisation de ces deux technologies sont devenus une partie intégrale des Droits De l’Homme. Mais parce que ces Droits sont diversement perçus et appliqués par les puissances dominantes actuelles du monde, l’internet et le satellite sont devenus également de puissants outils géopolitique et stratégiques de contrôle, de manipulation, d’oppression, de surpression, et de «guerre douce ».

L’Afrique n’ayant  inventé ni l’internet ni le satellite, mais en étant devenu consommateur comme d’autres peuples, en paie une facture extrêmement élevée pour des services à peine acceptables. Percevant cela comme une autre injustice, des privés et des gouvernants Africains ont mutualisé leurs efforts pour doter l’Afrique d’infrastructures satellitaire et d’internet. C’est alors que ce découvre qu’à nouveau des dispositions très sérieuses étaient longtemps prises aux hauts niveaux des gouvernements Occidentaux pour que jamais cet autre initiative d’indépendance technologique des Africains ne réussisse.

Pour preuve, à ce jour, tous les projets pour disposer en orbite et de manière viable des satellites contrôlés par les Africains pour couvrir le continent Africain, de même que les connections internet par câble sous-marins  haut débit ont été sabotés et/ou détruits de manière directe ou indirecte. Pire, une très récente initiative d’un non-Africain (le co-fondateur de Facebook), pour fournir l’internet gratuit à l’Afrique par  satellite, est partie littéralement en fumée, lorsque la fusée de lancement louée a explosé au décollage. La société Française Eutelsat fait partie aussi de l’opération. Les Israéliens (Spacecom) constructeurs et propriétaire du satellite « Amos 6 », qu’ils ont d’ailleurs doté de leurs dernières technologies spatiales, et le propriétaire Américain de la fusée (Space X – dont le fondateur est Sud Africain d’origine) ont crié au sabotage et ouverts des enquêtes.

Il importe de remarquer que pour presque tous ces projets, la présence Française se retrouve à un niveau ou à l’autre ; ce qui oblige à la réflexion stratégique.

La question qui se pose donc est la suivante : vue l’importance vitale des technologies de communications dans l’essor des économies et les efforts de développement des peuples, et la violence des hostilités, quelles stratégies les bons dirigeants Africains devront adopter pour réussir ?

Il est recommandable de NE PAS poster les solutions sérieuses sur le Net, mais les soumettre à ces décideurs.

Chronologie des sabotages et/ou destructions de projets Africains satellitaires et de connexion internet.

  1. RASCOM/RascomStar-QAF: 1er satellite Africain intergouvernemental ($400 million US) initié en 2005 et financé au ¾ par SE Muhama Kadhafi et basé à Abidjan en Côte d’Ivoire sous le Président Laurent Gbagbo. Il couvrait toute l’Afrique avec des services de qualité à coûts très réduits: accès universel aux services de télécommunications à environ 700 millions de consommateurs en plus de la téléphonie, Internet/données et la réception télévisuelle simultanément. En 2011, La France de Sarkozy, l’OTAN, et l’ONU ont fait la guerre en Lybie et en Côte d’Ivoire. Ils ont arrêté et transféré SE Gbagbo à la CPI et assassiné SE Kadhafi ; puis délogé le siège de RASCOM dans les Émirats Arabes. L’année suivante (2012) la France réussi à imposer le Project ACE (Africa Coast to Europe). RASCOM a été construit par Alcatel Space (société Française) et lancé par Ariane (société Européenne à forte influence Française). Lancé avec mi-succès le 21 Déc. 2007, il n’a eu que 2 ans de vie au lieu de 15 prévus au contrat. Son remplaçant  RASCOM –QAF 1R fut lancé en 2010.

 

  1. New Dawn: 1er satellite Africain initié en 2008 pour $250 million US par le secteur privé Africain et financé à 90% par des fonds Africains dont le Sud Africain Convergence Partners en partenariat avec Intelsat (le géant Occidental de Telecom). Le projet vise l’indépendance de l’Afrique dans le domaine des Telecom. Le satellite fut construit aux USA par Orbital Sciences en 2010 et lancé par Ariane, encore, le 22 Avril 2011. Mais une fois en orbite, une anomalie technique empêchera le déploiement de l’un de ses « reflectors », réduisant considérablement sa capacité de fonctionnement. Le Project pris un coup fatal et Convergence Partners s’en retira en Nov. 2012.

 

  1. Le 1er câble sous-marin de la côte Ouest-Africaine pour connexion internet à haut débit fut connecté au Bénin en 1995 dans le cadre du sommet de la Francophonie. Malgré les grands investissements et les tractations, la connexion ne fournissait que 15% de ses capacités promises et ne couvrait que la capitale Cotonou et ses environs.

 

  1. Le 2nd câble sous-marin pour connexion internet à haut débit a été inauguré en Déc. 2012. Il a quitté la France et devrait connecter toute la côte Ouest de l’Afrique jusqu’en Afrique du Sud. Ceci dans le cadre du projet ACE (Africa Coast to Europe). À ce jour et dans les pays connectés, la qualité de la connexion internet reste bien en dessous de ce qui est promis et laisse souvent  à désirer. Alcatel Submarine est en charge des installations, tandis qu’Orange Telecom s’occupe de leur exploitation : ici également 2 sociétés Françaises.

 

Tout comme le Franc CFA pour certains pays de l’Afrique, le sujet évoqué ci-dessus constitue un obstacle majeur aux efforts même les plus nobles d’épanouissement des peuples de l’Afrique. Deux pays utilisateurs du FCA à savoir la guinée équatoriale qui a fait de très grands bons de développement grâce à la manne pétrolière cette dernière décennie et le Tchad dans une certaines mesures, sont respectivement l’un au ralenti et l’autre en cessation de paiement depuis le dernier trimestre de l’année 2016. Ceci, parce que la France qui émet le Franc CFA et qui est hostile à leurs élans de développement et de souveraineté, est passée des menaces à la déstabilisation.

Remarquons que ces menaces n’ont pas empêchés certains pays de se débarrasser avec succès du Franc CFA : l’Algérie, La Tunisie, le Vietnam, le Laos, la Guinée, et tout récemment la Mauritanie.

De la même manière, les hostilités en matière de projets Africains d’infrastructure satellitaire et de connexion internet viables ne devront pas empêcher les efforts de sortir du carcan dans lequel l’on tente par tous les moyens d’enfermer l’Afrique.

 

Bonnes réflexions et prenons le courage d’agir !

Auteur: Wole, contributeur sur www.générationnehemie.com

15 Février, 2017 – Afriact.net

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