L’Egypte respire à crédit, à bouffées de milliards

Le Caire peine toujours à maintenir l’approvisionnement en produits alimentaires et en médicament. L’octroi d’un prêt de 2 milliards de dollars à l’Egypte, par un consortium de banques internationales vient donc à point nommé pour atténuer la pénurie que traverse l’Egypte. D’ailleurs, la présidente du FMI a appuyé l’appel de détresse du Caire qui réclame une ligne de crédit de 12 milliards de dollars.

Plongée dans une crise économique douloureuse, l’Egypte vient d’obtenir un financement de 2 milliards de dollars versé par un consortium de banques internationales, selon la Banque centrale. Cette ligne de crédit a été garantie par des obligations souveraines de 4 milliards de dollars cotées à la bourse irlandaise. L’obtention de ce crédit intervient à la veille de l’annonce de la décision du Fonds monétaire international (FMI) sur l’octroi d’un prêt de 12 milliards de dollars, réclamé par le Caire. Un crédit qui devrait jouir de la recommandation de Christine Lagarde, présidente du FMI. D’ailleurs, l’organisme international avait demandé à l’Egypte d’obtenir au préalable 6 milliards de dollars supplémentaires auprès d’autres créditeurs.

 

 

En attendant le verdict du FMI, ce premier prêt (négocié avec des banques internationales) constitue une bouffée d’air pour la Banque centrale qui pourra ainsi renforcer ses liquidités et ses réserves en devises. Un prêt que l’Egypte devra rembourser dans un délai de 12 mois avec une partie des obligations souveraines émises en dollars. Cette rentrée de cash permettra au Caire de réapprovisionner le marché en produits alimentaires de bases et en médicaments, qui connaissent actuellement une pénurie.

 

Le FMI en sauveur

Le Caire a, rappelons-le, vu ses réserves en dollars s’amoindrir de 50% en 5 ans. Dans une tentative de colmater cette brèche, la Banque centrale égyptienne a pris les devants en libéralisant le taux de change de la livre égyptienne. Une mesure qui a entraîné de facto une dévaluation de près de 50% de la monnaie face aux dollar. En d’autres mots, les taux de changes officiels se sont alignés sur le marché de change parallèle, florissant avant la décision de la Banque Centrale.

 

 

En cas d’avis positif du FMI, sur le prêt de 12 milliards de dollars qui sera versé en 3 ans, le gouvernement devra lancer une nouvelle série de mesures d’austérité. Imposées par l’organisme international, ces réformes seront constituées notamment d’une importante baisse des subventions publiques allouées notamment au carburant, équivalent à 7,9%.

 

 

Par Amine Ater  – La Tribune Afrique –

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