João Lourenço : «L’Angola peut être une puissance agricole comme le Brésil.»

Pour y parvenir, il entend, par exemple, améliorer le climat des affaires. «A titre d’exemple, nous changerons notre politique actuelle de visas, car elle constitue un frein à l’arrivée de l’investissement et nous lutterons contre la corruption et le népotisme sous toutes ses formes. Une fois que ces batailles auront été gagnées, il sera plus facile d’attirer plus d’investissements vers le pays.», confie-t-il à l’agence espagnole EFE. Et de poursuivre en insistant sur la nécessité, pour l’Angola, «d’oublier dans une certaine mesure le pétrole ».

Le nouvel homme fort de Luanda a souligné les potentialités de son pays dans l’agriculture, le tourisme et le secteur minier. «L’Angola peut être une puissance agricole comme le Brésil.» L’autre point majeur de sa réforme sera la privatisation des compagnies qui sont «des poids morts» pour l’Etat à qui elles coûtent de l’argent sans parvenir à être performantes.

Comparé au russe Mikhaïl Gorbatchev, João Lourenço a décliné et dit plutôt se voir dans la peau de l’ancien numéro un chinois, Deng Xiaoping. Une inclination que Pékin qui a injecté quelque 14,5 milliards $ en Angola sous forme de prêts, appréciera.

Aaron Akinocho   –  (Agence Ecofin) –