Infrastructures routières en Ethiopie: le secteur privé aura sa part

 L’Ethiopie veut ouvrir son secteur routier aux investisseurs privés par le biais de partenariats avec le secteur public. Cette annonce, faite par Abraham Teketse (photo), le ministre des Finances du pays, intervient alors qu’Addis-Abeba veut doubler la taille de son réseau routier (113 000 km de routes de routes goudronnées) en le faisant passer à 220 000 km d’ici 2020.

« Nous ne disposons pas de routes gérées par le secteur privé. Par le biais de partenariats public-privés, le secteur privé peut être associé au développement du réseau routier. En vertu de ces arrangements nous pouvons partager les risques et créer un environnement dans lequel le privé peut parvenir à un retour sur investissement.», a confié le responsable à l’occasion d’une interview accordée à Reuters.

Plus tôt cette année, le pays avait ouvert une partie du capital de la compagnie publique Ethiopian Shipping and Logistics Services Enterprise aux entreprises étrangères. Pour l’Ethiopie, le secteur routier représente un enjeu vital. En effet, un quart du budget de 13,9 milliards de $ adopté plus tôt ce mois pour le titre de l’année fiscale 2017/2018, ira à ce secteur. Expliquant cette option, Abraham Teketse déclare: «Pourquoi investissons-nous dans les routes? Pour rendre l’investissement privé viable. Sans routes, aucun investissement privé ne peut perdurer».

Le pays qui a attiré 3 milliards de $ d’investissements directs étrangers (IDE) l’an dernier, espère voir ce chiffre progresser. L’Ethiopie devrait connaître une progression de 11% de son produit intérieur brut (PIB) sur la période 2016/2017.

 

Aaron Akinocho    – Agence Ecofin –