Île de Mbanié : Bongo et Obiang enterrent la hache de guerre

Le Gabon et la Guinée Equatoriale ont paraphé ce mardi à Marrakech, l’accord spécial de la Cour internationale de justice sur le différent frontalier relatif à l’île de Mbanié. Il s’agit d’une solution de sortie de crise sous l’égide de l’ONU qui va enfin mettre un terme à un conflit vieux de plusieurs décennies.

Enfin le bout du tunnel entre le Gabon et la Guinée Equatoriale dans le différent frontalier qui les opposent depuis presque cinq décennies au sujet de l’île de Mbanié et des îlots voisins.

 

Les deux parties ont procédé, dans la soirée du mardi 15 novembre à Marrakech, à la signature du texte de l’accord spécial faisant référence à leur différend frontalier devant la Cour internationale de Justice. « Il s’agit du résultat réussi d’un processus en cours depuis 2008 pour résoudre pacifiquement le différend » apprend-on de source onusienne.

 

La cérémonie s’est tenue en marge de la COP22 à laquelle assistent les deux chefs d’Etat et en présence de Ban Ki Moon, le secrétaire général sortant de l’ONU.

 

Plus tôt dans la journée, les deux présidents étaient côte à côte lors de la photo officielle ayant précédé l’ouverture solennelle du sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la COP22.

 

Des petites îles riches en ressources pétrolières

Le Gabon et la Guinée Equatoriale se disputent, depuis les années 1970, la souveraineté de ces îles situées à quelques encablures des côtes gabonaises dont celle de Mbanié (30 hectares) est la plus importante. A plusieurs reprises le conflit a failli dégénérer notamment en 1972 lorsque le Gabon a envoyé des troupes sur ces bandes de terre riches en ressources pétrolières.

 

Bongo Obiang

 

Après plusieurs tentatives de résolution du différent, notamment un partage des revenus tirés de l’exploitation des ressources, les deux pays avaient finalement de se soumettre à la médiation de l’ONU. Le processus a finalement débouché par la saisine de la Cour international de justice qui vient enfin de statuer, ce qui permettra enfin aux deux pays d’Afrique australe de mettre un terme à ce différent qui n’a cessé d’empoisonner régulièrement leurs relations.

Par Aboubacar Yacouba Barma – La Tribune-