Le gouvernement burundais demande au futur envoyé spécial onusien « d’être honnête »

Le gouvernement burndais a dit lundi avoir appris que l’ancien président du Burkina Faso, Michel Kafando (photo), a été désigné par le nouveau secrétaire général de l’ONU pour faire partie de l’équipe des envoyés spéciaux qu’il est en train de mettre en place et a dit attendre de lui l’honnêteté s’il advenait qu’il soit désigné pour le Burundi.

« On a appris que Michel Kafando a été désigné envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies, sûrement non pas pour le Burundi, mais dans l’ensemble parmi les membres de l’équipe nouvelle que le nouveau SGNU est en train de mettre en place parmi ses conseillers spéciaux (…). Concernant comment le gouvernement accueillerait sa nomination s’il était désigné Envoyé spécial pour le Burundi, le gouvernement a toujours été réceptif à tous les envoyés spéciaux et à toutes les délégations du SGNU. Seulement, ce que nous lui demandons, c’est d’être honnête », a déclaré sur les ondes de la radio nationale, Philippe Nzobonariba, secrétaire général et porte-parole du gouvernement.

Il a dit que le gouvernement a préféré donner cette clarification sur sa désignation comme faisant partie d’une équipe d’envoyés spéciaux du SGNU et non uniquement pour le Burundi pour démentir parce que, a-t-il dit, « il y a eu peut-être quelques interprétations erronées ».

Sinon, a poursuivi Philippe Nzobonariba, le gouvernement trouve en lui « un homme intègre qui n’a pas de problème et qui n’a pas eu de déboires avec les Burkinabé ou nulle part ailleurs en Afrique ».

Le comparant au dernier envoyé spécial du SGNU au Burundi, Jamar Benomar, qui, selon le secrétaire général et porte-parole du gouvernement burundais, a été récusé par le Burundi pour « avoir travaillé pour les intérêts des détracteurs du pays », il a indiqué qu’il pense « qu’il sera un homme à la hauteur », tout en lui demandant de « montrer un maximum de probité » au cas où il serait désigné Envoyé spécial du SGNU pour le Burundi.

Jamar Benomar avait été désigné Envoyé spécial pour le Burundi par l’ancien secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon pour être médiateur de l’ONU dans la crise burundaise qui date d’avril 2015 avec toile de fond un contentieux électoral lié aux mandats présidentiels successifs.