La fumisterie internationale de deux poids deux mesures : le cas du Vice-Président américain Al Gore en 2000 et celui de Jammeh en 2016 (par Mame Goor)

La jungle diplomatique au niveau international est composée de requins comme d’habitude. On sourit, donne des accolades, échange des mots de respect alors que dans le cœur on cherche la mort de son vis à vis.

On reproche au Président Jammeh, même les USA sont dans le lot, de ne plus reconnaître une victoire après avoir félicité l’autre partie.

Qui est amnésique ?

Lors de l’élection présidentielle américaine de 2000, Bush fils contre le Vice-Président Al Gore, ce dernier avait appelé Bush et l’avait félicité de sa victoire. Toutes les télévisions, radios, journaux et autres reconnaissaient donc Bush comme Président élu.

Tard dans cette même nuit, le même Al Gore retéléphone à Bush pour retirer ses félicitations et dire ne plus reconnaître la victoire de Bush fils. La cause selon lui : les problèmes de décompte en Floride. Al Gore, le candidat démocrate avec le soutien de son parti, saisit les tribunaux et l’affaire atterrit finalement au niveau de la cour suprême américaine. Pendant un mois, les USA étaient sans président élu ; une première dans l’histoire.

Quel pays au monde avait dénoncé ce volte-face des démocrates américains ?

Aucun n’avait osé se mêler de la politique américaine prétextant le fameux verbiage creux et vide : La non-ingérence dans les affaires intérieures d’un pays indépendant.

Quel est le média qui a osé nous rappeler cela alors que le scénario gambien Félicitations/Retrait de Félicitations et saisine du tribunal, les démocrates américains en ont été les pionniers en 2000 ?

Pourquoi avoir peur de rappeler cela?

La 1ère puissance mondiale qui est considérée numéro UN en démocratie a eu ses citoyens qui ont attendu UN MOIS avant que finalement leur Cour suprême ne tranche en faveur de Bush fils.

Question à tous les droits de l’hommistes Sénégalais :

Depuis le nettoyage ethnique perpétré en Mauritanie en 1989 par le régime raciste d’Ould Taya et sa clique dont l’actuel Président, jusqu’à ce jour, tous ces droits de l’hommistes sénégalais sont aphones sur la question alors qu’ils sont allés jusqu’au niveau de l’ex Obangui-Chari pour parler du cas Habré.

Vous avez peur de toucher tout ce qui a rapport aux arabes ou bien vos maîtres occidentaux qui vous financent vous disent de ne pas parler de la Mauritanie ?

Toujours prompts à faire des points de presse, sûrement vous ne manquerez pas de réagir ces jours-ci pour expliquer votre position qui frise un silence complice alors que quand il s’agit de Jammeh…