Les filiales subsahariennes de Maroc Télécom tirent la croissance du groupe

Malgré une conjoncture économique difficile, les filiales subsahariennes de Maroc Telecom tirent la croissance du groupe. Ces marchés dégagent des revenus en croissance, compensant la performance de l’opérateur sur le marché marocain de plus en plus saturé.

Les filiales subsahariennes soutiennent la croissance pour Maroc Télécom. Si l’opérateur historique marocain a pu augmenter son chiffre d’affaires pour l’année 2016 de 3,3%, atteignant les 35,2 milliards de dirhams, c’est en grande partie grâce à la performance de ces filiales en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo, au Niger et en Centrafrique.  Le groupe y enregistre une croissance de son chiffre d’affaire de l’ordre de 7,1 %, soit quelques 15,3 milliards de dirhams, alors qu’au Maroc, un marché bien plus mature (pour ne pas dire saturé), la progression ne dépasse pas les 1,1%.

 

Même au niveau des revenus, ce sont surtout les nouvelles filiales du groupe qui ont le plus contribué à la croissance. Le rapport financier du groupe chiffre cette progression de 14,6% (à base comparable), notamment en Côte d’Ivoire et au Niger, ainsi que celle des filiales historiques. D’ailleurs même son parc mobile progresse de 10 %, tiré principalement par ces nouvelles filiales (Cote d’Ivoire, Bénin, Togo, Niger et Centrafrique) où cette amélioration atteint les 26,7 %. Comparée à la progression au Maroc, qui elle ne dépasse pas même pas 0,4%, le parc mobile globale du groupe s’est bonifié de 6,3% pour atteindre 54 millions de clients.

 

Des revenus stables

Ainsi, le groupe enregistre un résultat net part du groupe de près de 5,6 milliards de dirhams. Une performance estimée « stable » par rapport à 2015 avec une amélioration de 3,2% de l’indicateur. Malgré le poids des nouvelles taxes et redevances et les charges exceptionnelles, le résultat opérationnel avant amortissements du groupe (Ebitda) s’élève à 5,905 milliards de DH, enregistrant ainsi une hausse de 5,5%.

 

« Hors impact du périmètre d’intégration en année pleine des nouvelles filiales et des éléments exceptionnels, la marge d’Ebitda des activités à l’international serait stable, les efforts sur l’optimisation des coûts permettant de compenser l’impact des nouvelles taxes et redevances », précise Maroc Telecom dans sa communication financière.

Au Maroc, les revenus des segments fixe et Internet croient timidement à 1,1%. Par contre, c’est le parc Internet Mobile qui progresse le plus rapidement à 20,6%. À fin 2016, le parc mobile sur le marché marocain s’élève à 18,4 millions de clients, manquant ainsi en hausse de 0,4%. Par contre vu la croissance des usages data (les applications Voip comme Whatsapp, Messenger, etc), le chiffre d’affaires mobile a continué de baisser à -1,1% en 2016 contre -6,2% en 2015.

 

La data n’est pas la seule à peser sur les revenus mobiles du groupe. La baisse de 12,7% des prix, par l’effet de la concurrence brulante contre les trois opérateurs du marché marocain, pèse sur les revenus des services Mobile. Ces derniers s’établissent à 13,80 milliards de DH, en recul de 1,8% sur un an. Parallèlement, la data mobile poursuit son envol, soutenue par l’expansion rapide des réseaux 3G et 4G+ qui couvrent respectivement 87 et 73%.

 

 

Mehdi Lahdidi – LTA –

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