Exploration en Offshore: Après ENI, Statoil s’intéresse à l’Algérie

La perspective d’un nouveau partenariat dans l’offshore avec la Norvège fait suite à celle concrétisée entre Sonatrach et le groupe italien ENI via un contrat d’exploration signé au mois de mars dernier en vue de la prospection au large des côtes algériennes.
Sonatrach et Statoil envisagent un partenariat d’exploration pétrolière et gazière en offshore au large des côtes algériennes. Des perspectives qui ont été dessinées lors de l’entretien qui a réuni à Alger le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, et le ministre des Affaires étrangères norvégien, Børge Brende, actuellement en visite en Algérie. Lors de l’entrevue, le ministre des Affaires étrangères norvégien s’est dit «très satisfait des relations étroites de coopération entretenues entre l’Algérie et la Norvège, en particulier dans le domaine énergétique», ajoutant que les perspectives de coopération entre Sonatrach et Statoil sont «très importantes», selon un communiqué du ministère de l’Energie.

La perspective d’un nouveau partenariat dans l’offshore avec la Norvège fait suite à celui concrétisé entre Sonatrach et le groupe italien ENI via un contrat d’exploration signé au mois de mars 2017 en vue de la prospection au large des côtes algériennes. Des études sont en cours en vertu du contrat paraphé par les deux groupes pour déterminer les potentialités pétrolières et gazières des périmètres concernés.

Le créneau d’exploration en offshore fait partie désormais des pistes de partenariat envisagées par Sonatrach qui veut prospecter au nord du pays pour y évaluer le potentiel énergétique. L’ex-PDG de Sonatrach, Amine Mazouzi, avait affirmé, suite à la signature du contrat avec l’italien ENI, que le nouveau contrat d’exploration pour le gaz et le pétrole au large des côtes algériennes était «en cours d’étude pour déterminer sa faisabilité qui demandera une ou plusieurs années pour sa finalisation».

L’étude en question concernera «deux régions du nord du pays, à savoir Oran et Béjaïa en vue de découvrir de nouveaux gisements en offshore» selon les déclarations du groupe. Celui-ci mise désormais sur les explorations offshore dans le cadre d’une stratégie globale dessinée par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) pour faire face à la baisse de la production. Il est à rappeler que Sonatrach a engagé depuis plusieurs années des campagnes sismiques d’exploration de l’espace sous-marin algérien.

 

 

Des études ont fait part d’un potentiel assez intéressant et poussent l’entreprise à passer rapidement à la phase de développement. Les données sismiques offshore acquises en 2016 concernent deux blocs d’exploration, dont un de 3000 km², situé entre Béjaïa et Annaba, et un second entre Ténès (Chlef) et Mostaganem, de 2000 km². Dans l’international, Sonatrach s’est associé au norvégien Statoil dans l’exploration offshore en Egypte.

Zhor Hadjam   – El Watan –

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