Éthiopie: Le choix de parcs industriels à dominante textile

D’ici 2030, l’Éthiopie veut générer 30 milliards de dollars en devises du secteur du textile et du vêtement. Elle a décidé de s’en donner les moyens.

C’est un choix fort que le gouvernement éthiopien vient de rendre public par la voix de sa vice-ministre de l’Industrie, Bogale Feleke. Profitant d’un atelier organisé à Addis-Abeba fin juillet pour promouvoir l’industrie textile éthiopienne, elle a indiqué combien le volontarisme du gouvernement est fort en la matière. « Nous avons l’intention d’augmenter notre superficie de culture de coton », a-t-elle dit, mettant le contraste de la situation actuelle dans laquelle « seulement 20 % des 3 millions d’hectares sont utilisés pour la culture de coton alors que l’Éthiopie vise à atteindre les 80 % ».

Des parcs industriels à dominante textile

Bogale Feleke a profité de l’occasion pour rappeler la volonté de l’Éthiopie à développer dans un proche avenir 13 parcs industriels « dont la majorité dans le secteur du textile et de l’habillement », et de préciser devant les participants de l’atelier issus du Centre éthiopien de promotion des investissements et de commerce international l’objectif d’avoir quelque « 150 entreprises de textile et de vêtements d’ici 2020 ». Une manière de montrer combien l’Éthiopie veut garder, voire améliorer, son rang dans la sphère des investissements directs étrangers où, faut-il le rappeler, l’Éthiopie est au deuxième rang dans le secteur de l’industrie textile, après le Vietnam. En effet, selon l’édition 2016 du Rapport sur l’investissement dans le monde, l’Éthiopie, deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, disposant d’une main-d’œuvre de plus de 47 millions et une jeune génération en plein essor, est déterminée à multiplier les opportunités d’emplois et le secteur sur lequel il entend compter le plus, c’est celui de l’industrie du textile et de l’habillement.

LAÏDE NABAKWÉ  -« Textile : l’Éthiopie veut en faire son or »-

Le Point Afrique