Dialogue annuel pour la transformation de l’Afrique: les pays africains doivent miser sur le développement des villes à l’horizon 2030

En Afrique du Sud, le dialogue annuel des experts sur la «science, la technologie et le programme de transformation de l’Afrique» a eu lieu la semaine écoulée, durant trois jours. Une initiative qui vise selon le Chef de la section des nouvelles technologies et de l’innovation à la CEA (Commission économique pour l’Afrique) à examiner le rôle des villes comme des pôles d’innovation qui va permettre la transformation de l’Afrique.

 

Troisième rencontre du genre, ce dialogue a vu la participation de 100 personnes, venues de différents pays d’Afrique. Ces participants ont réfléchi sur le thème: «Les villes africaines en tant que pôle d’innovation pour la transformation structurelle de l’Afrique». Il ressort de cette rencontre que ces villes contiennent la majorité des jeunes talentueux, dans tous les domaines, que se soit, dans le domaine politique, technologique ou économique. Des  jeunes sur lesquels les Chefs de Gouvernement devront compter, et se baser pour une bonne gouvernance décentralisée des pays africains.

 

Vu le taux élevé de l’exode des jeunes des zones rurales vers les zones urbains, la question se pose de savoir comment profiter de cette situation pour innover et transformer l’Afrique. En effet, ces villes africaines vont connaître une démographie élevée d’ici 2030, raison pour laquelle il est important de tenir des rencontres de ce genre pour en discuter. «Envisager les villes comme des pôles d’innovation, nous ne parlons pas de villes d’innovations, de villes innovantes, de villes du savoir ou villes intelligentes. Une ville qui est un pôle d’innovation a tous les attributs ci-dessus et plus encore. Elle engendre des

 

innovations, des idées, des technologies et les transforme grâce au marché et autres hiérarchies pour améliorer et stimuler la compétitivité locale et mondiale», a affirmé à l’endroit des participants, le Chef de la section des nouvelles technologies et de l’innovation, à la CEA, Kasirim Nwuke.

 

Les pays africains sont à cet effet appelés à prendre pour exemple des villes comme Dubaï et Singapour, pour le développement des cités africaines. Cela permettra, aux yeux des experts, de libérer le potentiel de l’urbanisation considérée comme moteur du développement et de la transformation du continent. L’Afrique du Sud qui accueille cet évènement consacre 5% de son PIB à la science, à la technologie et à l’innovation.

 

RACHEL KOMI     – Afriquinfos  –

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