«En Afrique, la France flatte le président, ménage l’opposant, et arme le maquisard.»

Élection de Macron : Aux africains, l’indépendance ne s’offre pas, elle s’arrache.
«En Afrique, la France flatte le président, ménage l’opposant, et arme le maquisard.» disait un vieux diplomate tchadien.

 

Cette triptyque qui a toujours fait le bonheur du pays de Marianne, et assuré la main-mise de ses grandes multinationales sur des pans entiers de nos ressources minières et financières, ne s’arrêtera pas avec l’élection d’un nouveau président, surtout celui-ci que tous les médias et enquêtes peignent comme étant un grand ami du MEDEF ( Mouvement des Entreprises de France), et un obligé de la haute finance, ancien employé de la banque Rothschild .

 

L’élection du banquier d’affaires que d’aucuns juge comme étant le produit de la théorie du chaos élaborée par l’oligarchie néo-libérale ne fera que maintenir la relation déséquilibrée et inique qui a toujours existé entre l’Afrique noire et l’ancienne puissance colonialiste, pourquoi Macron changerait-il une politique qui fait le bonheur de ses concitoyens? Une politique qui assure à la France une place au conseil de sécurité de l»ONU, une politique qui éclaire ses grands avenues avec l’uranium de Tarlit alors que les quartiers de Niamey sont plongés dans le noir, une politique qui lui donne le privilège d’installer des camps militaires dans des zones stratégiques de pays soi-disants indépendants, notamment à Ouakam.

 

Pour les courbettes et beaux sourires de nos dirigeants, eux qui profitent de cette situation pour gonfler leurs comptes bancaires et aménager des manoires dans les quartiers huppés de Paris, eux qui ont tous envoyé des lettres de félicitations, et demandaient la continuité de l’exploitation et de la domination.

Tant que les pays africains n’auront pas à leur tête des patriotes à la trempe de Mamadou Dia, Sankara ou Lumbumba, tant qu’ils ne taperont pas sur la table, tant qu’une conscience citoyenne collective ne submergera pas l’Afrique, pour dire à la France que ça suffit, et bien la souffrance va perdurer.

 

 

Babou Touré   – Senenews  –

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