Accusée d’avoir violé les règles de change, Standard Chartered Nigeria écope d’une amende de 6,6 millions $

La filiale au Nigéria du groupe Standard Chartered Bank a écopé mercredi 9 novembre 2016, d’une amende de 2 milliards de nairas (6,67 millions $) infligée par la banque centrale. L’organisme de régulation reproche à l’établissement financier, d’avoir vendu 25 millions $ acquis au taux officiel (actuellement 300 nairas/1$), à des prix supérieurs à celui du marché interbancaire (autour de 315 nairas/1$).

 

La Stanchart s’expliquant sur le sujet, fait savoir qu’elle travaille dans le respect des lois et des règlements locaux partout où elle a des opérations. « Comme pour toutes nos transactions de change, cette transaction est conforme aux réglementations et à la politique de change applicables au Nigéria. Nous continuons de discuter avec la Banque centrale sur cette question, afin de parvenir à une solution amiable », a-t-elle indiqué.

 

La disparité qui existe entre les taux constituent une source d’inquiétude pour les autorités en charge de la régulation du marché de change au Nigéria. Selon des sources proches du secteur, Standard Chartered Nigeria ne serait pas seule à avoir agi de cette façon, aujourd’hui jugée contraire à la règlementation. La pression de la demande en devises trop rares, devient chaque jour une équation difficile pour les autorités du pays.

 

Le Nigeria, qui tire principalement ses revenus en devises de la vente de pétrole, traverse une période difficile. La baisse persistante des prix de cette ressource a négativement impacté ses réserves de change. Dans le même temps, les habitudes de consommation de sa population, récemment estimée à 180 millions de personnes, reposent en grande partie sur des biens importés, ce qui rend complexe la mise en œuvre d’une politique de change efficace.

 

Idriss Linge  – Agence Ecofin

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