Mais à quoi joue Donald ?

Il y a de quoi ne pas être rassuré. Trump accuse Bachar al Assad lui aussi, autant le dire ça sent le roussi. J’avoue avoir placé pas mal d’espoirs en Trump qui semblait vouloir recentrer la politique des États-Unis sur son territoire et apaiser les tensions avec la Russie. J’ai déjà expliqué que le président fraîchement élu avait toujours été tenu à l’écart des bruits de couloir par la haute société Américaine car c’est un type qui a toujours inspiré la méfiance par son goût prononcé pour la provocation et son franc-parler qui lui valent pas mal d’inimitié parmi les milliardaires les plus influents. Mais Trump a pris sa revanche et se retrouve à la tête de l’État le plus influent du monde. Pour lui c’était vraiment l’occasion de clouer le bec à tous ces criminels de la finance mais il semblerait que cette fois il se soit rendu compte qu’en se faisant élire il avait fait le plus facile et qu’il se soit plié à certaines exigences.

Voici mon analyse : Donald Trump est un dur à cuire bien entouré mais qui comme tout le monde il a ses limites. Je ne pense pas qu’être président lui suffit, il veut marquer l’histoire. C’est aussi il faut bien le dire, un égocentrique qui entend porter son nom au sommet de l’Olympe et je pense que les réformes qu’il propose pour renforcer la production sur le sol Américain sont de bonnes réformes mais je pense que concernant la politique extérieure il a affaire à des organismes parfaitement équipés, armés, expérimentés et surtout indépendants qui sont prêts à tout pour atteindre leurs buts.

Aux États-Unis il faut le savoir, lorsqu’il est question de sécurité nationale ce n’est plus le président qui commande mais les services secrets Américains.

Il suffirait qu’une enquête soit menée contre lui pour atteinte à la sécurité nationale pour que soit déclenchée une procédure de destitution qui sera appuyé par tout l’establishment Américain et les médias ce qui lui lierait les mains totalement et pour une longue durée. Si les États-majors et le congrès jugent le gouvernement Syrien dangereux pour les États-Unis ou qu’il est nécessaire d’intervenir dans le cadre des traités internationaux, le président Trump n’a plus qu’à se coucher.

Quels sont les enjeux ?

La guerre ! Poutine ne cédera pas et si les États-Unis débarquent il y aura un affrontement.

Je ne sais pas si nous nous rendons bien compte que nous avons le cul sur un baril de poudre ! Et tout ça encore une fois pour une poignée de dollars, pour contrôler le monde. Ces gens n’ont aucune limite et personnellement je vous le dis, ils chercheraient la guerre mondiale qu’ils s’y prendraient pas autrement.

Maintenant mon seul espoir c’est que Trump soit en train de la jouer fine, car sachant qu’il ne peut passer en force, il s’est peut-être résigné à accuser publiquement al Assad en espérant agir en douce pour un rapprochement avec la Russie. L’autre espoir ce serait tout simplement que les choses se tassent encore une fois mais ce qui est sûr c’est que l’Occident fait tout pour empêcher al Assad de reconquérir les territoires pris par Daesh alors qui sont les criminels ?

Si Trump nous lâche on est cuit, si Macron est président on est cuit, ça fait deux cuits : au revoir les petits oiseaux.

« La guerre : un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. » (Paul Valery)

par Chroniqueshumaines

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Les bombardements américains en Syrie menacent la paix mondiale

 

Ce 7 avril on apprend qu’en violation du droit international les Etats Unis ont mené des actes de guerre contre un pays souverain, la Syrie, bombardement un camps militaire au sud de Homs : une soixantaine de missiles de croisière tirés par l’armée américaine ont visé la base aérienne de l’armée républicaine syrienne de Al Shaerat détruisant plusieurs avions et tuant quatre soldats. Il convient de noter que cette attaque a été réalisée de façon concomitante avec une attaque de Daech à 20 km à l’est de cette base militaire et une attaque des islamistes d’Al Qaida en direction de Lataquié. Démontrant s’il le fallait le but réel de ce viol de la légalité internationale par cette agression.

Les soldats américains accompagnés des forces SDF ont également franchit l’Euphrate à Kusubi à une cinquantaine de kilomètre de Deir Ezz Zorr. Une ville qui a déjà été bombardée par l’aviation américaine alors qu’elle subit un siège affreux conduit par Daech

Les bombardements américains en Syrie menacent la paix mondiale. De fait, la confrontation directe entre la Russie et les Etats Unis est désormais possible à tout moment

JBC pour www.initiative-communiste.fr

Soutien aux victimes et halte aux Docteurs Folamour de l’ingérence tous azimuts ! Communiqué du PRCF

La mort d’enfants et de nombreux civils adultes suite à un bombardement imputé à l’armée syrienne régulière permet à tous les va-t-en-guerre du camp euro-atlantique d’appeler, de manière totalement irresponsable, à la guerre totale des USA et de leurs vassaux de l’OTAN contre la Syrie souveraine et son allié russe. Au nom de la France, et sans rien savoir de précis sur les faits, le « socialiste » Ayrault appelle à de nouvelles « sanctions » contre la Russie.

Bien évidemment la mort de nombreux civils, dont des enfants, est odieuse et l’arme chimique doit être interdite partout, ainsi que les autres armes d’extermination massive, à commencer par l’arme nucléaire, dont on a vu les œuvres à Hiroshima, et dont l’usage pourrait à tout moment détruire l’humanité.

Pour autant, on attendrait un peu plus de retenue et de professionnalisme de la part de « journalistes » qui, aussitôt le massacre connu, sans la moindre enquête de terrain et en l’absence de toutes preuves établies de manière contradictoire, accusent l’armée syrienne d’avoir utilisé des gaz Sarin. On sait pourtant que Damas a détruit ses armes chimiques en 2014 en présence d’émissaires américains dont on peut penser qu’en la matière, la complaisance envers Damas et le manque de vigilance ne furent sans doute pas le défaut majeur. Les médias syriens et russes parlent de leur côté d’un entrepôt d’armes chimiques illégalement détenues par l’opposition fanatique, laquelle les destinait au théâtre irakien. Un entrepôt clandestin, donc, que l’armée syrienne aurait bombardé sans en soupçonner, et pour cause, le contenu particulièrement dangereux.

Dans tous les cas, on ne peut considérer que le bombardement massif des forces régulières syriennes par l’US Air Force soit une hypothèse tant soit peu raisonnable. Et le fait que Trump, dont l’orientation politique semble particulièrement imprévisible et influençable, ait menacé d’une intervention américaine unilatérale (idem contre la Corée du nord) montre surtout la dangerosité et l’irrationalité extrême de l’impérialisme américain, toutes tendances confondues, puisque le camp Obama-Clinton n’est pas moins belliciste, et c’est un euphémisme, sur ce chapitre.

On peut se demander aussi si ce dramatique épisode militaire n’arrive pas au bon moment pour permettre aux faucons de Washington d’éliminer la position de Trump qui était jusqu’ici de ne pas faire du départ du président syrien légal un préalable du règlement syrien… Car où a-t-on vu que des puissances étrangères devaient dicter à un pays souverain quel devait être, ou ne pas être, son futur chef d’Etat ? N’est-il pas évident que de tels positionnements à la BHL nourrissent la guerre à outrance et non la recherche d’une paix négociée ?

En réalité, considérer Washington et l’UE, France social-impérialiste de Hollande et Fabius en tête, comme ceux qui peuvent rétablir la paix et la justice en Syrie, après tout ce que ces Etats prédateurs ont fait en Afghanistan, en Libye, en Afrique subsaharienne, en Irak, ces dernières années, c’est comme si l’on confiait à Landru la sécurité des jeunes femmes. C’est au contraire l’impérialisme US et ses petits caniches agressifs « français » qui, au détriment du peuple syrien mais aussi aux dépens du peuple français, de son honneur et de sa sécurité, ont semé la guerre civile et extérieure en Syrie en soutenant des groupes intégristes fanatiques armés jusqu’aux dents, et dotés d’armes terribles par les pétromonarchies du Golfe, ces amies bien connues des droits humains.

En outre, laisser l’impérialisme américain bombarder les forces de l’Etat syrien c’est à coup sûr provoquer un conflit armé potentiellement mondial avec la Russie, alliée à Damas. C’est-à-dire provoquer des centaines de milliers de drames comme celui que vient d’essuyer la population syrienne que l’on prétend protéger.

Le PRCF salue les victimes innocentes de ce bombardement. Il ne fait aucune confiance aux médias impérialistes qui, en France comme dans le reste de l’Occident, sont étroitement contrôlés, soit par des Etats prédateurs, soit directement par de grands trusts de l’armement, Dassault, Lagardère, ou encore par des monopoles intéressés par la « reconstruction » des pays détruits : Bouygues, par exemple.

Pour sortir de ces horribles guerres, qu’a rendues possibles la chute de l’URSS et le délire de toute-puissance que son hégémonie militaire mondiale a déclenché chez les impérialistes US, il faut plus que jamais défendre le droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes sans ingérence étrangère.

En ce qui concerne la France, il lui faut plus que jamais sortir de l’OTAN et de l’UE, son partenaire stratégique qui soutient les néonazis de Kiev, fers de lance de la « poussée vers l’Est » de l’Axe euro-atlantique.

communiqué de la Commission Internationale du PRCF – 6 avril 2017

Communiqué du PRCF : Stopper les ingérences et guerres impérialistes, défendre la paix en sortant de l’OTAN

Les frappes aériennes décidées par Trump contre l’armée régulière de l’Etat syrien souverain sont d’une extrême gravité.

Déclenchées sans enquête contradictoire sur les responsabilités dans le massacre imputé, non seulement elles contournent l’ONU et le conseil de sécurité – réveillant l’unilatéralisme irresponsable de Reagan et de Bush, mais elles ouvrent la voie à un conflit ouvert, voire à une confrontation mondiale, avec la Russie et l’Iran.

Bien entendu, les petits aboyeurs sociaux-impérialistes du gouvernement français moribond en rajoutent dans l’hystérie guerrière en appelant insidieusement à aller plus loin pour renverser le pouvoir syrien légal, comme si le choix d’un président n’était pas l’affaire des Syriens et d’eux seuls.

Le conflit syrien ne nécessite pas que de soi-disant « progressistes » alliés à de francs réactionnaires en appellent à l’OTAN et à l’Oncle Sam, ennemis principaux de tous les peuples, pour régler les problèmes internationaux. Tout au contraire, il faut mettre fin à toutes les ingérences impérialistes et pétro-monarchiques, y compris à celles de la France officielle, dans les affaires syriennes, libyennes, afghanes, ukrainiennes. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la solidarité des travailleurs, des communistes et des syndicalistes de classe de tous les pays, et la défense prioritaire de la paix mondiale (dont l’ébranlement peut conduire à la fin de l’humanité dans les conditions présentes) doivent redevenir les références incontournables des vrais humanistes.

Le PRCF est prêt à agir avec tous les progressistes qui le veulent pour dénoncer l’escalade irresponsable des faucons de Washington désormais conduits par le fascisant Trump, qui n’en finit pas de tomber son masque « isolationniste ».

Plus que jamais, le PRCF appelle les forces internationalistes et les patriotes progressistes – qui comprennent que la France, son honneur et sa sécurité ont tout à perdre dans l’escalade conduite par Washington et stimulée par les excités de l’Elysée – à exiger ensemble la sortie rapide et unilatérale de la France de l’OTAN. Aucune confiance non plus dans une future « défense européenne », qui ne peut être que le pilier européen de l’OTAN et qu’un nouveau moyen d’agression contre le peuple russe, tout en remettant l’arsenal nucléaire français à la libre disposition de l’impérialisme allemand résurgent.

A l’approche du 1er mai, que vivent la paix, la solidarité internationale des travailleurs, la souveraineté et la coopération de tous les peuples délivrés de l’impérialisme, de son OTAN et de son UE de mort.

Georges Gastaud, secrétaire national, Antoine Manessis, secrétaire de la commission internationale du PRCF – 7 avril 2017

Communiqué de la Commission internationale du PRCF – 7 avril 2017

Trump et son gouvernement impérialiste sont passés à l’action.
Une base militaire de l’armée syrienne à été pilonnée par des missiles étasuniens.
Un état souverain est ainsi victime de l’attaque totalement illégale et illégitime d’une grande puissance.
Il s’agit là d’un acte de guerre d’une extrême gravité porteur de menaces d’escalade. L’armée russe est présente en Syrie et le risque d’un embrasement général est réel.
Les forces de paix doivent impérativement condamner cette agression impérialiste qui aggrave la situation au Proche-Orient et réconforte le terrorisme.
A bas l’impérialisme !
Sortons de l’OTAN !
Défendons la paix !

 

Agoravox.fr

 


 

 

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